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Déclaration
des droits de la Famille
Considérant
la Déclaration universelle des Droits de I'Homme adoptée
par
l'Assemblée générale des Nations Unies
le 10 décembre 1948,
Considérant
la Déclaration des Droits de l'Enfant adoptée
par l'Assemblée générale des Nations
Unies le 20 novembre 1959 et la Convention relative aux droits
de l'enfant adoptée par l'Assemblée générale
des Nations Unies le 20 novembre 1989,
Considérant la Convention sur l'élimination
de toutes les formes de discrimination à l' égard
des femmes adoptée par l 'Assemblée générale
des Nations Unies le 18 décembre 1979,
Observant
une permanence de la famille fondée sur les valeurs
universelles d'amour et de solidarité, de liberté
et de responsabilité, et la diversité de ses
formes et statuts,
Voulant
contribuer,à une meilleure prise en compte des droits,
fonctions et responsabilités des familles, notamment
par le moyen du développement au niveau des États,
dês Institutions et des Organisations intemationales
d'une politique familiale globale, autonome, adaptée
et de progrès,
Se
fondant sur ses observations et travaux et s'inspirant des
conclusions et déclarations de ses différentes
instances,
La
Union Iternationale des Organismes Familiaux declaire:
Article
l
La
Famille est l´élément fondamental de la
Société. Elle est une communauté de personnes,
de fonctions, de droits et de devoirs, et une réalité
affective, éducative, culturelle, civique, économique
et sociale.
Cadre
naturel du développement et du bien-être de tous
ses membres, elle est un lieu privilégié d'échanges,
de transmissions, et de solidarité entre les générations.
Elle doit être respectée, recevoir protection,
soutien, et accéder aux droits et services nécessaires
pour exercer pleinement ses fonctions et ses responsabilités.
L'unité et la communauté naturelles de la famille
doivent être respectées.
Article
2
Toute
personne a droit à la dignité et au respect
de sa vie privée et familiale.
Fonder
une famille est une liberté essentielle. Ce droit est
indépendant des choix philosophiques, politiques ou
religieux des individus et des États.
“À partir de l'age nubile, l'homme et Ia
femme, sans aucune restriction quant à la race, la
nationalité ou la religion, ont le droit de se marier
et de fonder une famille…” (Déclaration
universelle des Droits de l'Homme, a. 16,1).
“Le
mariage ne peut être condu qu'avec le libre et plein
consentement des futurs époux”. (Déclaration
universelle des Droits de l'Homme, a. 16,2).
En
conséquence, chacun des époux doit avoir des
droits égaux.
Article
3
Les
parents ont la responsabilité de décider du
nombre d'enfants qu'ils veulent mettre au monde. Les États,
gardiens du bien commun et des libertés individuelles,
ont donc le devoir de créer les conditions permettant
aux parents d'exercer leur choix et responsabilités.
Article
4
La
responsabilité d'élever les enfants incombe
d'abord, et solidairement, aux parents. Cette solidarité
manifestée pour l´entretien et l'éducation
des enfants doit jouer dans leur intérêt quel
que soit le statut conjugal des parents et son évolution.
Un enfant n'est pas responsable du statut de ses parents et
ne doit pas en être la victime.
Les parents sont les premiers responsables de l'éducation
à donner à leurs enfants. Les États ont
le devoir d' apporter leur soutien éducatif et leur
aide sociale et matérielle aux familles.
En effet, 1'éducation est un droit de la personne.
Elle vise donc au plein épanouissement des personnalités
dans le respect des différences, et au renforcement
du respect des droits de la personne et des libertés
fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension,
la tolérance et l'amitié entre toutes les Nations,
tous les groupes ethniques ou religieux, toutes les familles,
tous les individus.
Article
5
La
maternité et 1'enfance, avant comme apres la naissance,
ont droit au respect, et à des aides et protections
appropriées.
Tous
les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors
mariage, jouissent des mêmes droits, notamment au regard
de la protection sociale.
Un enfant a naturellement besoin d'un pêre et d'une
mère. Les États ont le devoir de favoriser le
plein exercice des responsabilités patemelles, matemelles
et parentales par des législations et des moyens appropriés.
Si
les parents jugent que l'intérêt de leur enfant
demande la présence permanente de 1'un deux pres de
lui, les conditions de ce choix devront être facilitées
par des dispositions adéquates.
Les législations, reglements et usages relatifs à
l'organisation du travail et du temps, aux moyens de garde
des enfants, doivent tenir compre de la nécessité,
pour les parents, d'harmoniser, dans des conditions humainement
supportables et efficaces, l'exercice de leurs activités
notamment professionnelles avec leurs responsabilités
et charges familiales.
Les
accords internationaux doivent prendre en compte 1'intérêt
de 1'enfant dans sa famille et hors de sa famille.
Article 6
Chaque
famille doit pouvoir disposer de conditions économiques
et sociales et de moyens : - revenus d'une activité
professionnelle, prestations diverges, financieres et services
- , adaptés à la réalité des situations
et besoins. Les parents investissent une partie des ressources
de la famille et une partie de leur temps dans 1'entretien
et 1'éducation de leurs enfants. Cet investissement
sert 1'intérêt des enfants et, de ce fait, celui
de la société qui en contrepartie d'un tel effort
social doit concourir à le compenser.
Les indicateurs économiques doivent intégrer
la valeur du temps que les parents consacrent à l'entretien
de leurs enfants et à leur éducation. La politique
familiale doit en tenir compte.
Article 7
En
raison de l'importance de l'habitat sur la vie personnelle
et familia1e, le logement constitue un droit familia1 essentiel.
De ce fait, toute famille, pour son épanouissement,
doit avoir un logement adapté accompagné des
équipements nécessaires.
Article
8
L'environnement
est un facteur indispensable à la qualité de
vie des familles ne doit être, sous toutes ses formes,
l'objet de politiques adaptées, notamment pour sa protection
et pour l'aménagement de l'espace.
Article
9
Les
familles doivent avoir acces à tous les moyens de Ia
communication en tant qu'éléments d'éducation,
d'information, de culture, des déveIoppements des relations
interpersonnelles et de loisirs.
Article
10
Les
conséquences éthiques de la recherche en sciences
de la vie doivent être prises en compre dans leurs effets
sur l'individu comme sur la famille et respecter la nature
et les droits de l'un et de l'autre.
Article
11
Les
familles ont le droit de s' associer pour défendre
leurs intérêts moraux et matériels. Les
États ont le devoir de veiller à leur représentation
permanente, et la garantir. Ainsi en est-il de l'intérêt
conjoint des familles et des États.
Article
12
Pour
assumer leurs responsabilités et créer les conditions
de la dignité et du bonheur de leurs membres, les fami1les
ont besoin de la paix. Les États, quels que soient
les conflits qui les opposent, devront d'abord et toujours
rechercher, dans la négociation, des solutions pacifiques.
Le maintien d'une paix juste et durable est lié à
l'existence d'un développement lui-même durable
et d'une solidarité active, économique, sociale
et culturelle entre les Nations, les peupIes et les familles.
En
effet, la nature et la dimension universelles de la famille
trouvent leur concrétisation dans une solidarité
élargie à sa dimension universelle : les Ages,
les ethnies, les cuItures et les Nations. Cette solidarité
engage chaque génération. Elle engage : les
États, les Institutions, les Organisations internationales,
et 1 'Union internationale des organismes familiaux. Elle
engage chaque personne et chaque famille. |
Declaration
of Family
Rights
Whereas
the Universal Declaration of Human Rights adopted by the United
Nations General Assembly on 10 December 1948,
Whereas the Declaration on the Rights of the Child adopted
by the United Nations General Assembly on 20 November 1959
and the Convention on the Rights Child adopted by the United
Nations General Assembly on 20 November 1989,
Whereas
the Convention on the elimination of all forms of discrimination
against women adopted by the United Nations General Assembly
on 18 December 1979,
Observing a permanency of the family founded on the universal
values of love, solidarity, liberty and responsibility and
the diversity of its forms and status,
Willing
to contribute for a better taking into account of the rights,
functions and responsibilities of families, notably by means
of development regarding States, Institutions and International
Organizations of a global family, policy, autonomous, adapted
and of progress,
Founding
itself on its observations and work and drawing inspiration
from the conclusions and declarations of its different authorities,
The International Union of Family Organisations declares:
Article 1º
The
Family is the fundamental element of the Society. It is a
community of people, of functions, of rights and duties and
an educational, cultural, civic, economic and social reality.
A natural framework for the development and well-being of
all its members, it is a privileged area of exchanges, communication
and solidarity between generations. It must be respected to
receive protection and support and to have access to necessary
rights and services to exercise entirely its functions and
responsibilities.
The
unit and natural community of the family must be respected.
Article 2º
Every
person has the right to the dignity and respect for his privacy
and family life.
To found a family is an essential liberty. This right is independent
of philosophical political or religious choices of individuals
and States.
" Men and women of full age, without any limitation
due to race, nationality of religion; have the right to marry
and of found a family..." (Universal Declaration of the
Human Rights, a.16.1).
" Marriage shall be entered into only with the free and
full consent of the intending spouses". (Universal Declaration
of the Human Rights, a.16.2).
In consequence, each one of the spouses must have equal rights.
Article 3º
The parents have the responsibility of deciding the number
of children that they wish to bring into the world. States,
the guardians of the common goods and individual liberties
shall have the duty of create conditions allowing parents
to exercise their choices and responsibilities.
Article 4º
The responsibility of bringing up the children falls primarily
and jointly on the parents. This solidarity demonstrated in
the upkeep and education of the children must work in their
interest whatever the conjugal status of the parents and its
evolution. A child is not responsible for status of its parents
and must not be victim of it.
The
parents are the first persons responsible for the education
that shall be given to their children. States have the duty
to provide educative support and their social and material
assistance to the families.
In fact, education is a human right. It is therefore directed
to the full development of personalities in respect of differences,
and to the strengthening of the respect for the human rights
and fundamental freedom. It must promote understanding, tolerance
and friendship among all the Nations, all the ethnic or religious
groups, all families, all individuals.
Article 5º
Motherhood and childhood, before and after birth, have the
right to respect, and are entitled to appropriate assistance
and protection.
All children, whether born in or out of wedlock shall enjoy
the same rights, especially with regard to social protection.
A child has a natural need for a father and a mother. States
have the duty to encourage the full exercise of the paternal,
maternal and parental responsibilities by legislations and
appropriate means.
If
the parents judge that the interset of their child needs the
permanent presence of one of them near him, the conditions
of choice should be facilitated by adequate dispositions.
Legislations, rules and applications relative to the organization
of work and time, by means of custody the children, must take
into account the necessity, for the parents, of harmonize,
in conditions humanly bearable and efficient, the exercise
of their activities notably professional with their responsibilities
and family pressures.
The international agreements must take into account the child's
interests and outside his family.
Article 6º
Each family has the right to have at its disposal economic
and social conditions and means - revenues from a professional
activity, different financial benefits, and services, - adapted
to the reality of situations and needs.
The parents invest part of the resources of the family and
part of their time in the upkeep and education of their children.
This investment serves in the interest of the children and,
because of this, that of Society which, on the other hand,
of such a social effort must combine to compensate it.
The economy indicators must integrate the value of the time
that the parents devote to the maintenance of their children
and their education. The family policy must take this into
account.
Article 7º
Owing to the importance of the accommodation of the personal
and family life, housing constitutes an essential family right.
Because of this, all families, for their plenitude, must have
an adapted place for living and the necessary fittings.
Article 8º
The environment is a factor indispensable for the quality
of the family lives. It must be, in all forms, the object
of adapted policies, notably for its protection and the management
of space.
Article 9º
Families must have access to all the means of communication
in so far as elements of education, information, culture,
development of interpersonal relationships and spare time.
Article 10º
The ethnical consequences of the scientific research of life
must be taken into account for their effect on the individual
and the family must respect the nature and the rights of one
and the other.
Article 11º
Families have the right to join forces to defend their moral
and material interests. States have the duty to watch over
their permanent representation and to guarantee it. This is
the joint interest of families and States.
Article 12º
In order to assume their responsibilities and create conditions
of dignity and success of their members, families need Peace.
The States, whatever be the conflicts with opposed them, must
firstly and always seek, by negotiation, pacific solutions.
The upholding of a just and lasting Peace is linked to the
existence of a sustainable development and of an active, economic,
social and cultural solidarity between Nations, people and
families.
In fact, the universal nature and the dimension of the family
find their concretisation in a solidarity which in itself
is broadened in its universal dimension : ages, ethnic groups,
cultures and Nations. This solidarity involves each generation.
It involves: States, Institutions and International Organizations,
and the International Union of Family Organisations. It also
involves each person and each family.
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